#𝗘𝗹𝗚𝗘𝗡𝗜𝗩𝗠𝗘

part_of_you@framasphere.org

𝗣𝗔𝗹𝗟 𝗗𝗘 đ—Šđ—šđ—§đ—§đ—˜đ—„, 𝗟’ #𝗘𝗹𝗚𝗘𝗡𝗜𝗩𝗠𝗘 𝗘𝗧 𝗟𝗘 #đ—§đ—„đ—”đ—Ąđ—Šđ—›đ—šđ— đ—”đ—Ąđ—œđ—Šđ— đ—˜
Voici Petra de Sutter, nĂ© Paul De Sutter, le 10 juin 1963 Ă  Audenard en Belgique. Paul dĂ©croche un diplĂŽme de docteur en mĂ©decine Ă  l'universitĂ© de Gand en 1987, puis, en 1991, un doctorat en sciences biomĂ©dicales, avant de se rendre Ă  Chicago pendant deux ans pour mener des recherches fondamentales sur la gĂ©nĂ©tique des ovocytes (humains et souris). Par la suite, en Belgique, Paul/Petra, membre du « parti Ă©cologiste » Groen, devient sĂ©nateur, ce qui fait de lui le premier transgenre belge Ă  devenir parlementaire ; « ce n'est toutefois qu'aprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e sĂ©natrice qu'elle fait son 𝑐𝑜𝑚𝑖𝑛𝑔 𝑜𝑱𝑡 ». En plus de son rĂŽle de sĂ©nateur, entre 2014 et 2019, Paul/Petra est membre de la dĂ©lĂ©gation belge auprĂšs de l'AssemblĂ©e parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Au sein de ce conseil, il tente notamment de promulguer le principe de la GPA, mais Ă©choue.
Le 1er octobre 2020, iel prĂȘte serment devant le roi de Belgique pour devenir « vice-PremiĂšre ministre du gouvernement De Croo ». Il hĂ©rite aussi du ministĂšre de la Fonction publique et des Entreprises publiques, et devient « la premiĂšre ministre transgenre d'Europe ».
Dans la prĂ©sentation TED qu’iel enregistre en 2018, Paul/Petra vante les avancĂ©es technologiques en matiĂšre de reproduction artificielle de l’humain, encense l’eugĂ©nisme hypertechnologique, le transhumanisme, en vue de crĂ©er « l’enfant parfait », l’amĂ©lioration gĂ©nĂ©tique des humains dans l’optique de les rendre « plus musclĂ©s », « plus beaux », « plus intelligents », etc. Bien entendu, Paul/Petra remarque que cela pourrait poser des problĂšmes Ă©thiques, moraux, et que se pose la question de savoir : « contrĂŽlerez-vous votre propre procrĂ©ation dans le futur ? » Mais iel Ă©vacue rapidement ce faux-problĂšme : « dans les dĂ©mocraties libĂ©rales », nous ferons les choses bien, le « totalitarisme technologique » ne saurait s’y imposer. Eh non, il est dĂ©jĂ  lĂ . Mais – pas folle la guĂȘpe ! – il ne s’auto-nomme pas « totalitarisme technologique », plutĂŽt « dĂ©mocratie libĂ©rale ».
Quoi qu’il en soit, d’aprĂšs Paul/Petra, « un jour, il sera parfaitement normal de configurer son propre enfant afin d’éviter les maladies gĂ©nĂ©tiques, d’amĂ©liorer ses caractĂ©ristiques ». Citant le « philosophe » australien Julian Savulescu, qu’iel prĂ©sente comme « un type vraiment intelligent », Paul/Petra suggĂšre que : « Si, dans le futur, nous parvenons Ă  utiliser les technologies gĂ©nĂ©tiques afin d’amĂ©liorer les caractĂ©ristiques de nos enfants, nous aurons le devoir moral de le faire ».
Nous vivons d’ores et dĂ©jĂ  dans des sociĂ©tĂ©s gouvernĂ©es par les impĂ©ratifs de la technologie et du profit, gouvernĂ©es, autrement dit, par des processus impersonnels, inhumains. Le transhumanisme est l’horizon logique du systĂšme techno-industriel. Son dĂ©veloppement, pour de multiples raisons qui devraient ĂȘtre Ă©videntes, garantit une plongĂ©e effrayante dans une dystopie post-humaine. Pour comprendre les tenants et aboutissants inhumains du dĂ©veloppement technologique de la reproduction artificielle de l’humain, il y a le trĂšs bon essai de #PMO intitulĂ© 𝐮𝑙𝑒𝑟𝑡𝑒𝑧 𝑙𝑒𝑠 đ‘đ‘’Ìđ‘đ‘’Ìđ‘  ! 𝑂𝑏𝑗𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 đ‘Žđ‘ąđ‘„ đ‘đ‘Ÿđ‘œđ‘”đ‘Ÿđ‘’Ì€đ‘  𝑑𝑒 đ‘™â€™đ‘’đ‘ąđ‘”đ‘’Ìđ‘›đ‘–đ‘ đ‘šđ‘’ 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑟𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑖𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 đ‘™â€™đ‘’đ‘ đ‘đ‘’Ì€đ‘đ‘’ ℎ𝑱𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒, dans lequel on lit, en introduction :

« Nous qui ne sommes ni croyants, ni catholiques, ni de droite (ce qui n’aurait rien d’infĂąmant), mais de simples chimpanzĂ©s du futur, athĂ©es, libres penseurs, anti-sexistes, Ă©cologistes radicaux, luddites, etc. — comme la plupart de nos lecteurs — exposons Ă  cette occasion les raisons de notre opposition, Ă  𝑡𝑜𝑱𝑡𝑒 reproduction et modification artificielles de l’humain.
Que ce soit pour les homos ou les hĂ©tĂ©ros, seuls ou en couples, avec ou sans pĂšre. C’est clair ?
Et pour que ce soit encore plus clair, nous le faisons avec des femmes, des fĂ©ministes et des lesbiennes. Celles du Feminist International Network of Resistance to Reproductive and Genetic Engineering, par exemple, qui, dĂšs les annĂ©es 1980, combattait les “technologies dĂ©shumanisantes” et le gĂ©nie gĂ©nĂ©tique et reproductif, “produit de dĂ©veloppements scientifiques qui considĂšrent le monde comme une machine”.
L’insĂ©mination artificielle des femmes — artisanale ou mĂ©dicale — pratiquĂ©e depuis le XIXe siĂšcle, prĂ©servait encore le hasard de l’engendrement. À l’inverse, avec la fĂ©condation hors corps et le tripatouillage de gamĂštes dans une boĂźte de PĂ©tri, la reproduction biologique devient une 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑱𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 artificielle, dont le vivant est la matiĂšre premiĂšre.
Depuis les annĂ©es 1970, les mĂ©decins ont de leur propre chef appliquĂ© ces procĂ©dĂ©s aux femmes stĂ©riles puis đ‘Žđ‘ąđ‘„ 𝑓𝑒𝑟𝑡𝑖𝑙𝑒𝑠. Ils trient les gamĂštes, sĂ©lectionnent les embryons. DĂ©jĂ , ils modifient les gĂ©nomes Ă  l’aide des “ciseaux gĂ©nĂ©tiques” CRISPR-Cas 9. En clair, ils Ă©laborent des hommes “augmentĂ©s” (transhumains, posthumains, etc.), ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© de leurs traitements ; et donc des sous-hommes, des « chimpanzĂ©s du futur », ceux dont les parents auront refusĂ© ces traitements ou n’y auront pas eu accĂšs. Retour de l’“hygiĂšne de la race” et de l’eugĂ©nisme dĂ©complexĂ©. Et vous, aurez-vous des enfants ? “AugmentĂ©s” ou ordinaires ? Posthumains ou chimpanzĂ©s ? Par les voies naturelles ou artificielles ?
La loi de #bioĂ©thique votĂ©e en 1994, autant violĂ©e par les mĂ©decins, qui repoussent toujours plus les limites de leurs prouesses, que par les “parents d’intention”, adeptes du “tourisme procrĂ©atif” afin de contraindre l’État Ă  ratifier leurs transgressions, en est Ă  sa troisiĂšme rĂ©vision. En attendant que la quatriĂšme ou cinquiĂšme rĂ©vision de cette loi bio-Ă©lastique n’étende Ă©galement l’accĂšs Ă  la reproduction artificielle aux couples d’hommes et aux hommes seuls.
Nous protestons donc, en tant qu’humains ordinaires, membres de l’immense majoritĂ© de l’espĂšce, dotĂ©s depuis nos origines de facultĂ©s de reproduction naturelles (libres, sexuĂ©es, gratuites — et parfois dĂ©faillantes), contre l’instauration de ces procĂ©dures artificielles (technico-marchandes), et contre la destruction et l’appropriation de nos droits reproductifs, aux mains des biocrates. Nous protestons contre notre stĂ©rilisation technologique et sociale au profit de l’espĂšce supĂ©rieure des inhumains gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s.
𝑁𝑜𝑱𝑠 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑠 𝑐𝑜𝑟𝑝𝑠. Nous, humains ordinaires, animaux politiques et chimpanzĂ©s du futur. Nous voici donc en Ă©tat de lĂ©gitime dĂ©fense. SommĂ©s d’agir ou disparaĂźtre.
Que si nous disparaissons, la victoire des plus aptes se révélera sans avenir. Le contrat technosocial est un marché de dupe.
Croyant s’affranchir, l’homme-machine s’asservit. Croyant dominer, il obĂ©it. Quand on utilise les moyens technologiques, on donne le pouvoir aux technocrates. Quand on utilise les moyens biotechnologiques, on donne le pouvoir aux biocrates. Quand on se repose de soi et de tout sur la MĂšre-Machine, on donne le pouvoir Ă  la MĂšre-Machine. »

L’essai entier


La déclaration de Comilla du Feminist International Network of Resistance to Reproductive and Genetic Engineering (FINRRAGE), ou « réseau international féministe de résistance au génie génétique et reproductif », prononcée lors de la Conférence internationale de Comilla, à Kotbari, au Bangladesh, en 1989, commence ainsi :

« 1. Nous, femmes venues d’Australie, d’Autriche, du Bangladesh, du BrĂ©sil, du Canada, de CorĂ©e du Sud, du Danemark, d’Égypte, d’Espagne, des États-Unis d’AmĂ©rique, des Fidji, de France, de Hong Kong, d’Inde, d’IndonĂ©sie, du Japon, de Malaisie, de Maurice, de NorvĂšge, d’Ouganda, du Pakistan, des Pays-Bas, du PĂ©rou, des Philippines, de RĂ©publique fĂ©dĂ©rale allemande, du Royaume-Uni, du Sri Lanka, de SuĂšde, de Suisse et de Zambie – nous nous sommes rĂ©unies Ă  Comilla, au Bangladesh, pour partager notre inquiĂ©tude Ă  propos de l’ingĂ©nierie gĂ©nĂ©tique et reproductive ; Ă  propos Ă©galement de la santĂ© des femmes, pour ce qui regarde leur fĂ©conditĂ©. Nous estimons qu’il est urgent de donner un coup d’arrĂȘt aux politiques qui encouragent le dĂ©veloppement rapide et l’application croissante de ces technologies.
2. De par le monde, les expĂ©riences en matiĂšre d’ingĂ©nierie gĂ©nĂ©tique et reproductive montrent que ces technologies dĂ©gradent un peu plus la position des femmes dans la sociĂ©tĂ© et exacerbent les diffĂ©rences existant entre les personnes en fonction de leur race, leur classe, leur caste, leur sexe et leur religion. Ces technologies contribuent Ă©galement Ă  aggraver une situation Ă©cologique dĂ©jĂ  critique.
3. L’ingĂ©nierie #gĂ©nĂ©tique et reproductive fait partie d’une idĂ©ologie de l’eugĂ©nisme Ă  laquelle nous nous opposons ! Cette idĂ©ologie voit les ĂȘtres humains comme Ă©tant intrinsĂšquement infĂ©rieurs ou supĂ©rieurs. Ceci conduit Ă  la dĂ©gradation, Ă  la discrimination, voire Ă  l’élimination de groupes opprimĂ©s tels que les femmes, les personnes handicapĂ©es, les personnes de certaines couleurs, races, religions, classes ou castes. Il en va de mĂȘme pour les animaux ou les plantes, dont les caractĂ©ristiques sont estimĂ©es dĂ©sirables ou indĂ©sirables de maniĂšre arbitraire, et font ainsi l’objet de manipulations gĂ©nĂ©tiques.
4. L’eugĂ©nisme lĂ©gitime la stratĂ©gie politique de ceux qui sont au pouvoir, consistant Ă  diviser pour rĂ©gner. »

Pour la lire en entier, c’est par ici : https://sheherazade.live/2021/03/14/declaration-de-comilla/

#technologie #technopush