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#Climat #RéchauffementClimatique

Météo : 30 degrés en octobre, le réchauffement climatique plus rapide que prévu

Mercredi 19 octobre, les #températures ont dépassé les 30°C dans le Sud-Ouest. Il a même fait 27°C à Nantes et 28°C à Clermont-Ferrand. Ce sont des températures du mois de juin ou juillet en plein automne. Dans le Sud-Ouest, les températures ne sont pas descendues en dessous de 25°C depuis cinq jours. Un épisode exceptionnel par sa durée. Ce mois d’octobre est pour le moment le plus chaud de l’histoire.

Cet épisode succède aux longues canicules qui ont eu lieu cet été, provoquant des milliers de morts dans une indifférence effrayante. L’été 2022 a été marqué par des pics de chaleur historiques, bien au-dessus de 40°C, avec de nombreux records absolus, notamment en Bretagne, des incendies massifs et des sécheresses intenses.

Ce n’est peut-être pas fini. Les modélisations du «Global Forecast System» – GFS, aux USA – envisagent des températures anormalement chaudes en Europe à la veille de la Toussaint, avec de possibles pointes autour de 30°C. Pour le moment, cet horizon est trop éloignée pour faire des prévisions fiables, mais une masse d’air chaud venue d’Afrique du Nord continue de planer au-dessus de l’Espagne et de la France.

Il y a la météo, et il y a le climat. D’après une étude du CNRS la France se réchauffe beaucoup plus vite que la moyenne planétaire. Et la planète se

réchauffe plus vite que les précédentes études l’imaginaient. Les scientifiques font plusieurs scénarios. Avec une réduction «modérée» des gaz à effets de serre, les températures dans l’Hexagone pourraient augmenter en 2100 de 3,8 degrés en moyenne par rapport au début du XXe siècle. Dans le pire des scénarios, celui où on continuerait à avoir un recours massif aux énergies fossiles – pétrole, gaz, charbon –, ce qui est actuellement le cas car les émissions vont même en augmentant, les températures moyennes pourraient grimper de 6,7 degrés. On a du mal à se le représenter, mais cela signifie un changement de pays dans les prochaines décennies : le paysage entièrement modifié, des espèces qui disparaissent, des conflits majeurs autour de l’eau, une crise agricole durable, et donc des pénuries, des morts…

Selon l’étude, pour 2023 on atteindrait déjà +1,8°C par rapport à 1900. Les fameux objectifs de l’accord de Paris de 2015, la COP 21, qui prétendaient limiter le réchauffement à 1,5°C, sont déjà pulvérisés.

Et cette accélération du réchauffement en France n’est qu’une moyenne. Les régions méditerranéennes pourraient connaître des températures encore plus élevées en été, avec une hausse de 5,1 degrés même en cas de scénario «modéré». Les phénomènes extrêmes, de chaleur, de sécheresse, d’inondations, seraient donc bien plus fort que cet été. Certains coins pourraient être inhabitables l’été et les villes irrespirables.

Ne pas tout mettre en place ici et maintenant pour protéger l’ #environnement, ralentir la production et sortir du #capitalisme qui ravage la #planète est un choix #criminel et délibéré des élites. Ou un #suicide collectif.

cgib@diaspora-fr.org

Quels critères permettent de définir une situation de canicule ?

Une canicule correspond à une situation précise, et trois critères doivent être réunis :

  • pendant au moins trois jours consécutifs,
  • les températures minimales ne descendent pas en-dessous d'un certain niveau,
  • et les températures maximales atteignent ou dépassent un certain niveau.

Le climat étant différent selon les régions, les populations sont plus ou moins habituées à la chaleur. Aussi, les seuils de température retenus sont différents selon les départements. Par exemple (voir cartes ci-dessous), en Corrèze il ne doit pas faire moins de 19°C la nuit et au moins 36°C la journée (pendant trois jours consécutifs) pour qu'une situation de canicule soit établie.

#canicule #chaleur #températures #France