#anti-autoritaires

dunoir@diaspora-fr.org

Lancement du réseau insurrectionnel de solidarité internationaliste (R.I.S.I)

fsuite à une réunion à Paris*

samedi 30 décembre 2023

Texte de présentation pour le lancement du #R.I.S.I.. Réseau pour mener des actions et des réflexions #anarchistes et #insurrectionnaliste contre le #colonialisme.

Suite à une première réunion publique à la bibliothèque la rue ce 17 décembre, nous avons décidé de nous constituer en groupe informel d’anarchistes et #anti-autoritaires car nous voyons dans la situation actuelle, un besoin nécessaire de s’organiser et d’attaquer le colonialisme sous toutes ses formes, en ne perdant jamais de vue l’idéal révolutionnaire.

Les manifestations trop routinières épuisent une colère légitime qui doit s’exprimer de manière violente et radicale, contre le #génocide en cours. Nous voulons déborder ces cadres trop organisés pour arriver à s’ #auto-organiser de manière concrète en soutien aux luttes palestiniennes. Nous refusons la voie légaliste des associations auto proclamées porte-parole de la #Palestine avec leur logique cherchant à faire pression sur les gouvernements pour faire reculer #Israël. L’ #Etat ne reculera pas et nous assumons la conflictualité avec celui-ci. Nous avons l’intention de mettre en déroute l’appareil colonial et capitaliste sans dépendre d’un agenda politique, syndical ou gouvernemental.

Tu souhaites nous rejoindre ou nous contacter : risi-1967 chez protonmail.com

(source : https://paris-luttes.info/lancement-du-reseau-17689 )

anar65@diaspora-fr.org

Un individu portant un masque avec le visage de Darmanin lit une revue Contre Attaque devant une fresque de soutien

#Actualité #Contre-Attaque, #Médias-indépendants

🏴‍☠️ De Nantes Révoltée à Contre Attaque : premier bilan

Cette année 2022 a été riche en émotions pour notre média : entre dissolution et changement de nom, on fait le point et on dresse les perspectives

À l’heure du lancement de Contre Attaque en juin dernier, de nombreuses personnes nous ont demandé si c’était un moyen d’échapper à une #dissolution. En l’occurrence : non. D’abord parce que la dissolution n’a pas eu lieu, mais aussi parce que la transformation de #Nantes-Révoltée en Contre Attaque a été décidée dès décembre 2021, avec le lancement d’une revue hors-série. Nouveau format, nouveau nom, et plus de papier : le projet était lancé dans l’objectif de passer aux choses sérieuses.

  • 🔴 Une dissolution de perdue, dix de retrouvées Mais très vite le pouvoir a voulu stopper net cet élan : il y a un an jour pour jour, le 25 janvier 2022, Gérald Darmanin retroussait ses manches pour montrer ses petits muscles et aboyer à l’Assemblée Nationale qu’il allait dissoudre Nantes Révoltée. Une attaque précipitée, sans motif, destinée à satisfaire des élus véreux comme #François-de-Rugy ou la filloniste #Christelle-Morançais. #Darmanin voulait encore prouver que Marine Le Pen est quand même «un peu molle», puisqu’elle n’a jamais dissout personne, contrairement à lui. La suite est heureuse pour nous : des milliers de #soutiens, une audience qui devient nationale et dépasse plus encore qu’avant le champ militant. Et, en pleine campagne présidentielle, la macronie ridiculisée, incapable de dire ce qu’elle nous reproche, le préfet se lamentant dans la presse qu’une dissolution «ce n’est pas aussi simple que vous le pensez».

Mais si le pouvoir déteste les gens qui ne se soumettent pas, il est une chose qu’il exècre encore plus : être ridiculisé par eux. Si nous n’entendrons plus parler de dissolution de notre média, le gouvernement s’est déchaîné sur des associations pour la défense d’une Palestine libre et des organisations antifascistes, sans parler des récentes menaces sur les Soulèvements de la Terre. L’ #autoritarisme a la peau dure (et les idées rances). La série de dissolution entamée l’an dernier témoigne d’un durcissement, d’une attaque généralisée contre la #liberté d’expression et d’action.

  • 🔴 Renforcer un #contre-pouvoir La dissolution prenait prétexte d’une manifestation (qui n’avait rien d’extraordinaire si ce n’est la détermination des camarades présent-es), mais personne n’était dupe : c’est bien le média Nantes Révoltée qui était visé. Sur le terrain des luttes depuis 10 ans, proposant gratuitement des analyses du climat social et politique, documentant les contestations à Nantes, Notre-Dame-des-Landes ou ailleurs, détournant la propagande gouvernementale sans se laisser abattre : on dérange ! On ne s’en excuse pas, c’est même plutôt un motif de fierté que de donner un autre son de cloche que les #médias préfectoraux.

Finalement, l’annonce de Darmanin n’aura fait qu’une chose : nous donner de la force. Une fois la tempête médiatique passée, notre équipe a travaillé d’arrache-pied pour construire un nouveau site et transférer les articles de Nantes Révoltée vers contre-attaque.net où le principe est toujours le même : des articles entièrement gratuits, publiés quotidiennement et qui viennent compléter notre revue papier où l’on trouve des articles plus développés, qui méritent qu’on s’y attarde. On trouve aussi sur le site un moteur de recherche afin de consulter les anciens articles, qui ont tendance à disparaître des algorithmes sur les réseaux sociaux. On peut également lire des dossiers sur des thèmes particuliers ou encore aller sur la boutique et acheter nos stickers originaux ou des œuvres d’artistes camarades.

Notre objectif : que nos analyses #anti-autoritaires sortent du seul microcosme militant et alimentent une dynamique de #lutte massive en France et ailleurs. Si nous sortons régulièrement des informations exclusives et des enquêtes, il est important que notre média soit engagé avant d’être strictement journalistique et faussement neutre. Nous nous battons pour que les luttes se réapproprient leur histoire, pour qu’elles puissent se raconter sans passer par le filtre d’éditocrates privilégies ni être formatées par un diplôme d’école de journalisme.

  • 🔴 Rentrer dans l’histoire et dans nos frais Finalement le but de Contre Attaque est de contribuer à l’histoire et au récit des luttes. Des journaux comme “Le père Duchêne” ou “L’assiette au beurre” restent des références plus d’un siècle après leur disparition, mais qui se souvient des préfets et ministres qui les traînaient en justice ? Qui se souviendra de l’infâme Darmanin dans cent ans, si ce n’est comme d’un autoritaire viriliste à l’égo fragile ?

Mais si la menace de dissolution est une récompense pour nos 10 ans de travail assidu et bénévole, il nous faut aussi rentrer dans nos frais. La fatigue, l’usure se font parfois sentir, et pour pérenniser Contre Attaque nous avons besoin d’une structure plus solide. Rémunérer, au moins partiellement, quelques personnes, pouvoir couvrir les manifestations et être au cœur des luttes à Nantes et au delà, ouvrir un local, faire plus de fresques, documenter la répression, publier des revues plus régulières voire des ouvrages artistiques, ou sur l’histoire des luttes de Nantes et d’ailleurs : voici nos projet pour 2023, ils sont nombreux. Pour cela vous pouvez #contribuer à Contre Attaque, selon vos moyens, sur cette page : https://contre-attaque.net/donner/

N’hésitez pas non plus à nous contacter et à venir nous rencontrer, à nous fournir des informations, à nous donner des coups de main si vous êtes dans la région nantaise ou à participer à l’organisation d’événements. Toute aide est la bienvenue !

fiel@diaspora-fr.org

Un micro de flics trouvé à la bibliothèque anarchiste Libertad

Coucou à toutes et tous,

Bien que mes concepteurs m’aient pompeusement baptisée « RISO comcolor 7050 » en sortie d’usine, je suis plus connue sous le nom d’imprimante-photocopieuse de la #bibliothèque #anarchiste #Libertad. Mon déménagement loin de la sale gueule des spéculateurs immobiliers qui m’employaient initialement me procura il y a deux ans un brin d’ivresse : adieu factures, quittances de loyer et autres dépliants publicitaires à reproduire… et que vivent les idées subversives ! Imaginez un peu si j’avais dû finir mes jours dans une énième succursale de la domination, à imprimer d’indigestes mémoires universitaires ou d’insipides pétitions démocrates adressées au pouvoir. Bref, dans cette bibli de #Belleville, ce sont plutôt affiches, tracts, journaux, brochures et autres joyeusetés #anti-autoritaires qui ont commencé à défiler sous mes yeux à un rythme saccadé, quand je ne roupillais pas pépère dans mon coin au milieu de livres et de discussions enflammées contre ce vieux monde.

Jusqu’à ce bel après-midi de printemps…

Mardi 29 mars 2022, après avoir retiré une quinzaine de vis pour enlever plusieurs carters et accéder enfin à mes entrailles, des esprits curieux se sont en effet soudain retrouvés nez à nez avec un petit voyant rouge. Alors qu’ils tentaient pour la énième fois de résoudre une panne récurrente, c’est sur un dispositif d’ #écoute bien planqué qu’ils sont tombés. J’ignore depuis combien de temps il se trouvait là, mais toujours est-il que les larbins #policiers ont au moins dû entrer dans la bibliothèque quand il n’y avait personne, avant de choisir mon bide pour le dissimuler et y faire un peu de bricolage. Pour cela, ils ont directement soudé deux câbles à ma prise d’alimentation, qu’ils ont ensuite relié à un transformateur (220v/12v), lui-même connecté à un petit boîtier contenant une carte routeur RB800 modifiée, une batterie, une carte micro SD de 64 Go, une carte sim Orange… d’où dépassaient une antenne et deux #micros (gauche et droite), fixés au plus proche des fentes donnant vers l’extérieur. L’imposante stature de ma carcasse l’empêchant de partir en vadrouille, ils n’ont par contre pas jugé nécessaire de me rajouter un GPS, bien que la connectique soit présente à l’intérieur du boîtier. Enfin, suite à une petite autopsie, il s’avère que ce dispositif a été fabriqué par l’un des fournisseurs de différents services de #renseignement : #Innova, implanté à Trieste (Italie)*.

Quant au fond, il n’y a rien d’étonnant à ce que celles et ceux qui entendent détruire toute autorité fassent l’objet des attentions indiscrètes de l’ #État, que ce soit dans des bibliothèques ou des domiciles, des véhicules ou via les téléphones portables, dans le cadre d’enquêtes judiciaires comme de besogneuses « notes blanches » des #services-de-renseignement. Même si c’est plus largement tout individu qui ne file pas droit qui peut entrer dans son collimateur. Ce n’est ainsi ni la première ni la dernière fois que les unes et les autres dénicheront ici ou là de tels dispositifs de #surveillance.

Continuer à défendre et à diffuser ses idées subversives sans tomber dans la paranoïa, tout en trouvant des manières d’approfondir des relations affinitaires loin de tout appareillage électronique reste encore et toujours un défi. Quant à rendre publique cette découverte afin qu’elle puisse être utile à tous –selon les bons conseils que nous a immédiatement prodigués notre amie Riso–, cela nous semble le minimum à faire dans ce genre de cas.

Quelques participantes et participants
à la bibliothèque anarchiste Libertad
19 rue Burnouf – 75019 Paris
Permanences tous les mardis de 17h à 20h

PS : on trouvera ci-joint l’ensemble des photos du dispositif-espion, ainsi que la fiche technique du RB800. (plus possible d'accéder a cette info, chez moi ??? )