#emeutes

anne_har@diaspora.psyco.fr

#France #police #Etat #société #Apocalypse ? je plaisante... Quoique... Alors inutile de me faire remarquer que c'est un ancien flic. Ce qui me fait partager cet entretien est le fond de son analyse, et peut-être une sur-réaction devant un tel gâchis. Beaucoup de choses son hélas vraies. Il cite Voltaire : "la société bien organisée est celle où une minorité survit et vit grâce au travail d'une majorité qu'elle domine" puis dans la même veine Napoléon. Bon courage !

« L’État n’ose pas affronter les voyous et matraque les manifestants » – Jean-Pierre Colombies ###

Jean-Pierre Colombies a été policier pendant 34 ans. Il a notamment travaillé à la brigade criminelle et à la brigade des stupéfiants du SRPJ de Marseille.
Pendant notre entretien, il est revenu sur le décès de Nahel Merzouk, tué par un policier à Nanterre le 27 juin à la suite d’un refus d’obtempérer. « Sur le tir en lui-même, on va être très clair, il n'aurait jamais dû avoir lieu. Est-ce que le policier est en danger ? Est-ce qu'il ne l'est pas ? En se couchant sur le capot du véhicule, j'ai l'impression qu'il se met lui-même en danger. » « Après, il y a aussi la personnalité du jeune homme. Est-il normal que nous ayons énormément d'adolescents qui s'installent dans la délinquance ? Ce n'était pas la première fois qu'il était mis en faute. Il avait été interpellé deux jours avant, déjà en conduite sans permis. Ce qui n'explique pas ni n'excuse le fait qu'on lui tire dessus, mais il est intéressant de se demander comment une partie de la jeunesse s'installe dans le monde de la délinquance », précise l’ancien policier. Si plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer un racisme systémique dans la police, l’ancien commandant de police estime que ces accusations sont infondées : « C'est d'une mauvaise foi absolue. Allez dans les commissariats, regardez les patrouilles de police et vous verrez quelle est la couleur des gens qui les composent. Vous avez une grande diversité. » « Qu'il y ait des bavures, c'est incontestable, on ne va pas dire que la police ne commet pas de fautes. Il y a des bavures, elles doivent être sanctionnées », poursuit-il.
Tandis que le décès de Nahel a donné lieu à des émeutes spectaculaires, Jean-Pierre Colombies considère qu'elles sont le produit de plusieurs facteurs, évoquant notamment « le résultat d’une évolution de plusieurs années » pendant lesquelles les forces de l'ordre ont « complètement déserté les quartiers ». « Il n’y a plus de dialogue, il n’y a plus rien. Ces quartiers n'ont plus la notion de ce que sont le service public, la police ou l'autorité. On a tout cassé dans ce pays. »
« Il faut être #Darmanin ou #Macron pour croire que la République va partout. Quand elle y va, c’est à grand renfort de forces d'intervention. Il y a des quartiers tenus par des voyous », renchérit-il. « Si les policiers ne vont plus dans ces quartiers, les habitants victimes d'agression, de violences ne sont plus protégés, c'est dégueulasse. C’est plus facile de matraquer les Gilets Jaunes ou ceux qui défendent leurs droits à la retraite. Dans ces cités, il y a des gens qui se lèvent à 4 ou 5h du matin pour bosser. Ils sont les otages des voyous, on les a abandonnés. » Interrogé sur le fait de savoir si la police faisait un usage légitime de la force,
Jean-Pierre Colombies est revenu sur les manifestations de ces dernières années. « Je ne parle pas de violences policières mais de violences politiques, ce n'est pas la même chose. Il n'y a de violence policière que lorsqu'il y a un pouvoir politique qui l’ordonne ou qui le cautionne », explique-t-il. « Il y a une manipulation des masses. On focalise les images sur les blacks blocs, alors que vous avez 3 millions de manifestants derrière. [...] C'est de la mise en scène, du théâtre, observe l'ancien policier. On laisse le chaos s'installer. Les incidents tournent en boucle sur BFM, CNews et LCI. Ça s'appelle de la propagande. »
« Emmanuel Macron est dans une dynamique de protection de son pouvoir et de sa gouvernance. Il utilise les forces de sécurité comme rempart à sa politique. Jusqu'à quand cela va-t-il tenir ? Que se passera-t-il lorsque cela ne tiendra plus ? »

00:00 Intro
01:34 Quelle a été votre carrière dans la police ?
07:14 Que pensez-vous des circonstances dans lesquelles Nahel a trouvé la mort ?
13:32 La police est-elle raciste ?
19:22 La police fait-elle un usage légitime de la force ?
30:53 Quel est l’état d’esprit des policiers ?
39:02 De quoi les émeutes sont-elles le nom ?
42:44 L’État a-t-il fait preuve de négligence en laissant la situation se dégrader dans les banlieues ?
50:58 Y a-t-il un lien entre la politique migratoire de la France et les émeutes ?
54:18 Quelle est la part de responsabilité des parents dans les violences ?
58:11 Quel est le rôle des caïds des banlieues dans ces émeutes ?
01:10:27 La société française est-elle de plus en plus violente ?
01:16:53 La justice est-elle laxiste ?
01:23:06 Doit-on s’inquiéter d’un glissement vers une société de surveillance au nom de la sécurité ?
01:26:12 Conclusion
#EpochTimesFrance #Police #Nahel #Emeutes #Banlieues #Bavures #Policiers #Justice #Sécurité #Protection #Force #France #Politique #État #Racisme #Violences #Délinquance #Voyous #Chaos #Société #Autorité #Manipulation #Propagande #Pouvoir #JeanPierreColombies #EpochTimes #Interview

Journaliste : Henri-Michel Thalamy

marie-claudes@diaspora-fr.org

Mediapart
Les ombres en colère de la cité Pablo-Picasso
Ils sont absents des médias le plus souvent, défigurés par les préjugés, oubliés quand leur quartier ne brûle pas. Durant les quatre nuits qui ont suivi la mort de Nahel, un seul mot d’ordre : ne pas s’exprimer, rester dans l’ombre. Cinq protestataires, de 16 à 32 ans, racontent leurs nuits de révolte.
rien, ou peu, sur l’essence même de ce soulèvement, n’a été traité par la presse. L’indifférence à propos de l’engagement des jeunes a dominé le débat national.
« Des émeutes, il y en a déjà eu et j’ai participé à plusieurs d’entre elles. Ça aurait pu dégénérer pour moi alors je me suis mis à la place des plus jeunes. Je les ai encadrés pour leur éviter d’aller trop loin, car certains étaient prêts à le faire. J’ai fortement insisté pour faire les choses intelligemment et qu’il fallait juste leur faire mal, sans risquer de tuer personne »
« On ne contrôlait plus rien la troisième nuit. Quant à la quatrième nuit, il y a eu un embrasement général dans toute la France jusqu’en Belgique. Et on n’était pas d’accord avec le pillage des magasins. Ça nous a refroidis. Ça n’avait plus rien à voir avec notre cause, regrette-t-il. Oui, on brûlait des voitures, mais c’était pour nous protéger des caméras de la police en créant un mur de fumée entre eux et nous, il y avait une stratégie derrière. Mais c’est vite devenu n’importe quoi. On ne voulait pas être associés à ça. »
tous convergent vers la dénonciation d’un « racisme systémique ».
Leurs avis divergent sur la violence et le moyen d’expression, mais ils se retrouvent tous sur un point : ils sont prêts à recommencer.
https://www.mediapart.fr/journal/france/170923/le-suicide-d-un-lyceen-harcele-tourne-au-scandale
#Nahel #violencespolicieres #emeutes

kcemorg@diaspora-fr.org

Darmanin demande aux préfets l’expulsion de leur logement des jeunes impliqués dans les violences urbaines

Des jeunes mis en cause dans le cadre des violences urbaines liées à la mort de Nahel seront expulsés de leur logement social avec leur famille, a ordonné le ministre de l’Intérieur aux préfets, dans une note révélée par l’AFP le 31 août. Une double peine qui constitue un précédent grave pour le droit au logement, selon les associations.

#acab #emeutes #racisme #polce #darmanin