#province

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#Exode #urbain : l’appel de la #campagne | #ARTE Regards

En Allemagne, les #créatifs amorcent un #exode #inédit vers les contrées déshéritées du pays. En effet, ils se trouvent dorénavant trop à l’étroit à #Berlin et, à leurs yeux, la #capitale est devenue trop #chère, trop bruyante et trop #anonyme pour qu’ils puissent y réaliser leur rêve d’une vie #autodéterminée. D’ailleurs, le #nouveau coronavirus les a confortés dans leurs aspirations.

Voilà pourquoi ils jettent maintenant leur dévolu sur des ruines et des friches situées dans des coins défavorisés de #province. Grâce au #numérique, une #utopie que les #hippies appelaient déjà de leurs vœux à l’époque pourrait enfin devenir réalité : un #monde #meilleur où les #habitants établis de longue date dans ces #régions et les #nouveaux arrivants vivraient #ensemble en #harmonie avec la #nature.

#Reportage ( #Allemagne, 2020, 33mn)

https://www.youtube.com/watch?v=-Ekdwa2AirU

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Après le mouvement des Gilets jaunes, le grand débat et la convention climat, dans quel état se trouve la France périphérique et ouvrière ?

Avec François Boulo et Pierre Vermeren par Guillaume Erner

Des ronds-points aux institutions : la campagne perdue des gilets jaunes ?

L'abstention aux élections ne fait que progresser ces dernières années. Un désintérêt #politique que la figure des Gilets jaunes et avocat au barreau de Rouen François Boulo corrèle à une crise de la confiance du #peuple face à une #élite déconnectée. Une crise qui se doublerait d'une rupture géographique, selon Pierre Vermeren, entre les métropoles et le reste du territoire français.

François Boulo, avocat au barreau de Rouen, ancien porte-parole des gilets jaunes et auteur de #Reprendrelepouvoir (Les Liens qui libèrent, 2021) est notre invité, rejoint par Pierre Vermeren, professeur d’histoire contemporaine à Paris I Panthéon-Sorbonne, auteur de L’impasse de la métropolisation (Gallimard, 2021) ainsi que de La France qui déclasse. Les Gilets jaunes, une jacquerie au XXIe siècle (Taillandier, 2019).

Gilets jaunes aujourd'hui
Depuis la crise des Gilets jaunes, François Boulo garde le sentiment que rien n’a changé. Dans son livre il écrit : « Le #Giletjaune n’est plus sur le dos des gens mais dans leur cœur. »

Le discours gouvernemental consistait à dire qu’avec le #Granddébat national, on avait écouté les gens pour changer leur vie, mais il n'en était rien. Dès le début, le débat a mis de côté le Référendum d’initiative citoyenne et les propositions pour plus de justice fiscale. François Boulo

Avant la pandémie, on était dans un pays déjà en situation de #crise. Les 10% des Français les moins aisés ont connu une baisse du niveau de vie entre 2008 et 2018. Les #Giletsjaunes ce n’est pas seulement l'expression d'une baisse du pouvoir d’achat mais une baisse générale du #niveaudevie. François Boulo

Pendant la crise, l'État a soutenu les ménages les plus modestes grâce notamment au #chômage partiel.

Mais on a alourdi la dette. Comment on va faire pour régler ce problème ? On ne va pas changer les orientations économiques du pays qui nous ont pourtant menés droit dans le mur, mais on va continuer à baisser le financement des hôpitaux et du #servicepublic. François Boulo

La #dette est toujours utilisée pour justifier la réduction des #dépensespubliques. On culpabilise les Français en disant qu'ils ont vécu au-dessus de leurs moyens. Mais si on compare avec d’autres pays du monde, le Japon et les États-Unis ont des niveaux d’endettement supérieurs. Ce n’est pas un problème franco-français. François Boulo

Gilets jaunes, symptômes d'une crise toujours en cours dans la France périphérique
Si la crise des Gilets jaunes s'est polarisée autour d'Emmanuel Macron, "président des riches", elle fait aujourd'hui écho à la polarisation des richesses par les métropoles.

Les métropoles ne représentent que 5% du territoire, mais 50% de la production des richesses. Il y a une France des métropoles et le reste, mis à l’écart, où la production s’est effondrée. Le résultat se voit dans les votes avec la victoire des écologistes dans les municipales. Pierre Vermeren

Les métropoles c’est 25% de la population ce qui veut dire que les 3/4 de la population française sont oubliés. Il y a un grand malaise dans les villes car même les cadres veulent en partir. Non seulement on a expulsé les emplois industriels des métropoles, mais en plus, une fois installées en #province, les usines ont fermé, relocalisées en Asie. Les classes populaires ont été abandonnées par les élites des métropoles. #PierreVermeren

Je suis très sensible à cette analyse car les 25% de population de #métropole sont ceux qui ont voté Macron. On est capable de se couper du reste de la société. Il y a un vrai séparatisme. Il faut faire attention car plus les inégalités se creusent, plus il y a de l’insécurité et des violences dans la société. #FrançoisBoulo

Beaucoup de cadres qui travaillent dans la finance par exemple, changent du tout au tout, du jour au lendemain. Il y a un vide de sens dans notre société. On a des activités qui sont déconnectées de la réalité. On ne sait plus ce qu’on fait, ni pourquoi on le fait. François #Boulo

Le résultat de 40 ans de #mondialisation, c’est la séparation des populations. Les cadres vivent dans des quartiers et des villes homogènes, créant une coupure géographique et physique. Il n’y a plus de fréquentation entre les milieux sociaux. Pierre #Vermeren

https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/des-ronds-points-aux-institutions-la-campagne-perdue-des-gilets-jaunes-avec-francois-boulo-et-pierre

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